Un négrier à la tête du syndicat des immigrés
Marcel Amiyeto, secrétaire général de l’Organisation démocratique des Travailleurs Immigrés, ODTI. La seule évocation de ce nom révulse plus d’un migrants subsahariens vivant au Maroc. A. l’ODTI, qu’il dirige comme une affaire personnelle, ses collaborateurs ne cachent pas leur amertume d’avoir à subir un individu irrévérencieux. ‘’Ce sont les responsables de la centrale qui nous l’imposent’’, avance avec rage un responsable de l’Organisation Démocratique des Immigrés. Car dans toutes nos réunions, la majorité des membres n’exige rien d’autre que sa démission’’.
Conflictuel, manipulateur, mesquin et surtout sans scrupule, Marcel Amiyeto, qui n’a pas de passé militant avéré dans son pays d’origine, est devenu activiste au Maroc à force d’intrigues. Son parcours a commencé au HCR. ‘’Au début, il a été porte-parole de notre association quand nous l’avons mise en place’’, affirme un responsable des réfugiés au Maroc. Mais nous l’avons vite défenestré lorsque nous avons réalisé qu’il était intriguant et utilisait la couverture de l’association à des fins personnelles tout en empiétant dans les plates-bandes de notre président ’’.
Chassé de l’association des réfugiés, il va jeter ses baluchons au sein du conseil des migrants. Mais, là aussi comme au sein de l’association des réfugiés, il se distingue par une rare propension à semer la zizanie et surtout à opposer les gens par ses manigances. ‘’Quand Marcel était avec nous, c’était vraiment l’enfer ici. Il créait sans cesse des conflits car il cherchait à jouer le premier rôle alors qu’il n’est pas intellectuellement pourvu’’, renseigne un membre du conseil des migrants.
Partout où il passe, Marcel Amiyeto passe son temps à gêner les autres. ‘’ Avec lui, ajoute un autre membre du mouvement associatif des migrants, il est difficile de fonctionner rationnellement. Les réunions sont un lieu commun des disputes et bagarres’’. Caractériel, le secrétaire général de l’ODTI n’hésite pas à bander les muscles lorsqu’on lui on oppose des arguments. ‘’Comme il n’est pas à l’aise sur le terrain de l’argumentation, l’intimidation et la menace sont ces armes de prédilection’’, renchérit un membre de l’ODTI.
Incapable d’écrire correctement une ligne de français, Marcel recourt au concours de son entourage. Mais, il traite ceux qui l’aident comme des nègres justes bons à presser le cerveau. ‘’Il n’est pas capable de produire un travail intellectuel, mais lorsqu’on l’aide, il se comporte avec un rare mépris vis-à-vis de celui qui l’a aidé’’, soutient ce responsable des migrants qui a pris ses distances. Des propos que corrobore un autre membre du syndicat des travailleurs immigrés. ‘’Marcel est sans scrupule et lorsque vous écrivez pour lui, il va partout clamer que c’est son travail’’.
Trafiquant d’influence !
Non content de représenter des gens qui ne le portent pas dans leur cœur, Marcel les abuse à sa guise. Grâce à ses entrées dans certains cercles, il pose comme un incontournable et un intouchable. ‘’Il suffit d’avoir un échange des propos peu amènes avec lui pour qu’il vous menace de voir ses relations pour vous nuire’’, déplore un membre d’une autre organisation . Le trafic d’influence est en ce sens permanent dans ses faits et gestes. ‘’Il ne connaît que ça. Se venter de pouvoir faire arrêter ceux qui s’opposent à lui’’, se rappelle un migrant qu’il avait menacé de faire arrêter.
‘’Je suis l’ami du ministre, je vois le chef de la sécurité quand je le souhaite, je mange chez monsieur X ou chez madame Y ou encore je suis incontournable dans ce pays’’, refrain qu’il entonne sans défaillir pour se faire valoir, intimider et dissuader, ce congolais, anonyme dans son pays, se veut un grand seigneur au Maroc. Gargantuesque dans sa volonté de paraître, il cause des dégâts comme un éléphant dans un magasin des porcelaines.
Au sein des organisations de migrants, il est vu comme un opportuniste prêt à tout pour son confort personnel. ‘’Il est capable de prendre une direction opposée à la majorité rien que pour s’attirer de la sympathie’’, regrette ce membre d’une association des migrants qui en était venu à mains avec lui pour une opinion contraire. Mieux, on va même plus loin : ‘’Marcel n’est pas un vrai syndicaliste. C’est juste un opportuniste qui a trouvé un tremplin pour faire son chemin. D’ailleurs, tout le monde sait ici au Maroc qu’il est activé par certains lobbies locaux’’, conclut-il.
Mohamed Mboyo Ey’ekula
Conférence sur le développement de l'Afrique en marge du Festival Panafricain d'Agadir
Des conférenciers de taille ravivent l'espoir
Par Mohamed Mboyo Ey'ekula-Afrique Nouvelle
La salle de conférence de l'Université Universiapolis d'Agadir a été aujourd'hui un haut lieu de l'autopsie des maux du développement dont souffre l'Afrique, mais surtout des effets collatéraux de l'aide au développement.
Ahmed Abdul
Wahhab, du Comores,Zakiatu Habattine, Mali, et Mehdat Cherif, Egypte ont tenu en haleine un auditoire de connaisseurs avec des communications de haute facture. et qui ont donné lieu à des échanges de haute portée. Des échanges qui ont permis aux conférenciers comme aux intervenants de porter une réflexion appropriée sur les voies et moyens de sortir de sa situation de dépendance par rapport à l'aide au développement.
Demain, une autre conférence sur le développement qui se tiendra au même endroit s'annonce aussi magistral.
Festival d’Agadir : l’Afrique se retrouve !
Par Mohamed Mboyo Ey’ekula –Afrique
Du 2 au 6 avril prochains, l’Afrique se retrouve à Agadir, porte d’entrée au Sahara marocain, pour se ressourcer et réfléchir sur son avenir : socialement et culturellement. Le thème du festival, ‘’Dialogue des tambours pour l’amour et la paix, est à lui seul tout un programme.
Une fois de plus, le Maroc, place forte du destin commun africain, offre l’opportunité aux acteurs sociaux, politiques et aux artistes africains de mettre en exergue leur excellence. Agadir, ville mythique, ne pouvait qu’être le lieu d’un tel rassemblement.
Au programme de cette édition, premier du genre, conférences sur des thèmes d’actualité, diverses activités culturelles et surtout concerts de musique. Des activités qui servent en réalité de prétexte pour mettre en valeur les accointances entre les marocains et leurs frères africains devant venir des quatre coins du continent, mais aussi et surtout pour discuter de l’avenir d’un continent souvent peint en noir.
Nouvelle Maroc: Asile et immigration, deux avant-projets de loi présentés à Rabat
La troisième rencontre avec la société civile dédiée à la nouvelle politique d'immigration et d'asile s'est tenue hier après-midi, à Rabat. Anis Birou, ministre des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, devait partager avec des représentants d'une cinquantaine d'associations, l'état d'avancement de la mise en oeuvre de la nouvelle politique de migration et dans laquelle sont également impliqués le Conseil national des droits de l'Homme et la délégation interministérielle des droits humains.
Cette initiative vise à concrétiser l'approche participative adoptée par ce département en s'inscrivant dans la dynamique initiée suite aux directives de SM le Roi Mohammed VI.
C'est la troisième fois que le ministère de Birou rencontre les associations. Ce jeudi, la rencontre se tient sur fond de polémique. Le refoulement d'une quinzaine de Syriens, lundi, vers la Turquie et qui étaient arrivés la veille en traversant la frontière algérienne en plus de la décision de Caritas, l'association catholique, de fermer son centre d'accueil des migrants situé à Rabat dans le quartier de Takkadoum vont probablement planer sur les travaux de cette réunion.
« Et c'est bien dommage. Parce qu'en matière de politique d'immigration et d'asile, les choses avancent. Des commissions ont été formées et elles ont travaillé d'arrache-pied pour procéder à une mise à niveau du cadre juridique et institutionnel relatif à la migration et au droit d'asile. Des dizaines d'heures de réunion ont été tenues par les sous commissions. Et c'est grâce à cette mobilisation que deux avant-projets de loi sont prêts et devaient être présentés hier aux 52 associations ayant confirmé leur participation à la rencontre », explique une source proche du ministère des MRE et des Affaires de la migration.
En ce qui concerne la loi sur l'asile, l'avant-projet prévoit la mise en place d'un nouveau dispositif institutionnel (remplaçant celui représenté par le Bureau des réfugiés et des apatrides depuis 1957). Il décline notamment les différentes garanties légales relatives aux réfugiés et aux demandeurs d'asile, mais aussi celles d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale. « La loi en question aura ainsi vocation à instituer un véritable «système national d'asile dans lequel la procédure de demande d'asile est le cœur du système, d'où l'importance accordée dans l'avant-projet au dispositif procédural. En effet, l'avant-projet ne se contente pas d'énoncer ou de reproduire les dispositions de la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de New York du 31 janvier 1967», fait valoir un membre de la sous-commission.
L'avant-projet comprendrait une soixantaine d'articles répartis sur plusieurs chapitres qui traitent des aspects juridiques, institutionnels ou procéduraux en matière d'asile. Le texte se base sur la qualité de réfugié fondée juridiquement sur la définition de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, les conditions d'octroi de ce statut, ainsi que celui découlant d'autres formes de protection internationale, un dispositif institutionnel dédié à l'instruction des demandes d'asile ainsi qu'à la procédure de demande d'asile, les voies de recours, et des dispositions transitoires.
Une loi relative à l'asile qui sera appelée à évoluer, au gré de la pratique, affirment les initiateurs qui rappellent qu'ailleurs, la moyenne observée en matière de modification de la législation est de 3 années. C'est la pratique qui façonnera au fil du temps le système, au regard des politiques publiques conçues et mises en œuvre en matière d'asile, de la jurisprudence, etc.
Selon les informations dont nous disposons, trois dispositifs juridiques spécifiques dédiés à l'asile, la traite des personnes et à l'immigration devront être élaborés sous la coordination de la délégation interministérielle des droits de l'Homme aux destinées de laquelle préside Mahjoub El Hiba.
Les premières pistes de réflexion autour de la nouvelle loi relative à l'immigration devaient également être présentées hier jeudi. La sous-commission en charge de ce volet a travaillé sur la mise à niveau du cadre juridique et institutionnel relatif à la migration, notamment la loi 02-03, par l'adoption d'une nouvelle loi relative à l'immigration. Dans le même temps, l'amendement de certaines lois sectorielles comportant des dispositions non conformes aux instruments internationaux ratifiés par le Maroc ayant fait l'objet de recommandations du CNDH a été proposé.
« L'examen de la loi actuelle sur l'immigration a permis de révéler un certain nombre de lacunes et de limites dont notamment l'aspect répressif et procédural, l'insuffisance des dispositions sur les droits et garantie offerts aux migrants ou encore celle des délais de recours », précise un représentant de la sous-commission.
Ce jeudi après-midi à Rabat, les grands principes d'une loi sur l'immigration devaient être dévoilés. De la clarification des procédures relatives à l'entrée et le séjour des étrangers en passant par la différentiation entre différentes catégories de titres de séjour, le renforcement des garanties de recours, la révision des dispositions pénales relatives à l'immigration irrégulière conformément à l'esprit de la nouvelle politique migratoire et enfin à l'amendement de lois sectorielles particulièrement concernant la liberté syndicale, la liberté d'association, le code électoral et la décentralisation de services chargés de l'emploi des migrants et casier judiciaire, la politique migratoire du Maroc se dessine lentement mais sûrement.
Des tirs ont retenti cette nuit dans la capitale centrafricaine. Au moins 11 personnes ont été tuées et 6 autres blessées dans l'attaque d'une concession au quartier Fatima près de l'enclave musulmane du PK5. Les populations ce vendredi matin étaient en colère à la fois contre les musulmans, la que la foule rend responsable de l'insécurité.
La foule du quartier Fatima est en colère contre la terre entière. Les Burundais de la Misca, les Français de Sangaris, les musulmans, la présidente de transition.
Cette nuit vers 23h30, alors qu'une famille était réunie pour une veillée funèbre, des hommes armés ont jeté deux grenades dans la cour et tiré à la kalachnikov pendant quelques minutes avant de fuir.
Ce vendredi matin, le quartier était rassemblé dans la concession. Devant une foule en colère le chef du quartier tente de raconter ce qui s'est passé : « Il y a six morts qu'on a comptés ce matin. Les autres, il y a eu des blessés qui ont succombé à l'hôpital. Donc on a dénombré au total 11 morts, au moins 11 morts ».
« Nous on est des Centrafricains. Ce que pour l'instant les musulmans font de notre pays, on a assez. On a mal, avec ça », crie un homme dans la foule.
Epilogue d'une semaine de violence
A la morgue de l'hôpital communautaire, des familles en pleurs sont venues déposer des corps. Cette femme en larmes a perdu ses proches : « J'ai perdu ma petite sœur et ses deux filles. Elle était en plus enceinte. Elle a aussi perdu son enfant qui était dans son ventre ».
Beaucoup, rendent Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, responsable de cette insécurité : « La présidente, madame Samba-Panza, elle ne peut pas venir voir ça ? On souffre beaucoup. On tue les Centrafricains ».
Le drame du quartier Fatima est l'ultime épisode d'une semaine marquée par un regain de violence dans la capitale.
Afrique de l'Ouest:Le président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cedeao), Alassane Ouattara présentera, ce vendredi 28 mars, le bilan de l'exercice 2013, à la tête de cette institution, avant de rendre le tablier à son successeur.
Après deux ans d'exercice à la tête de cette institution sous-régionale, le Président ivoirien, malgré l'insistance de certains de ses pairs, a décidé de ne pas briguer un troisième mandat.
En attendant ce bilan, ce sommet s'ouvrira avec les allocutions du président en exercice de la Cedeao, Alassane Ouattara, du discours du président de la commission de la Cedeao, le Burkinabé Kadré Désiré Ouédraogo, du discours du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique, Saïd Djinnit.
Après ces trois discours, ce sera autour de Dlamini Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine et la partie officielle sera close par la remise symbolique de médailles aux troupes de la Cedeao par le président de la conférence des Chefs d'État et de gouvernement et par le président du Mali.
La phase de la présentation et examens des rapports annuels 2013 du président de la commission de la Cedeao, du rapport de la 71ème session ordinaire du conseil des ministres de la Cedeao, la présentation du mémorandum du président de la commission sur la Guinée Bissau se fera à huis clos.
Outre ces points, l'élection du président en exercice de la conférence des Chefs d'État et de gouvernement de même que le lieu et la date de la 45ème session ordinaire de la conférence feront partie du huis clos.
La cérémonie de clôture prévue pour samedi s'articule autour de la signature du traité sur l'autoroute Abidjan-Lagos par les Etats concernés, la signature des actes et décisions de la communauté, la passation de pouvoir entre le président sortant et le président élu. Le départ des différents Chefs d'Etat étant prévu samedi à partir de 12h00.
STOP aux Viols!
45 congolaises violées chaque minute...
Il faut sauver ces congolaises qui mettent au monde des enfants non désirés, des enfants fruits des viols. Le viol au Congo-Kinshasa est devenu une arme d'épuration ethnique. Il faut l'arrêter maintenant. Les Nations Unies, via la Monusco, ont obligation de protéger ces femmes contre des bourreaux sadiques qui les violentent et les mutilent. Stop aux viols au Congo-Kinshasa.
Burkina Faso : la Cour africaine met en cause le gouvernement dans l'affaire N. ZongoLa Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, basée à Arusha, vient de se pencher sur le dossier Norbert Zongo. Ce journaliste avait été tué en 1998 alors qu'il enquêtait sur l'assassinat du chauffeur du frère du président Compaoré. Une plainte vise le Burkina Faso, accusé de ne pas avoir fait grand-chose pour identifier les auteurs de ce meurtre.
C'est un très long arrêt qui a été lu ce vendredi matin par le juge Gérard Niyungeko. Il a fallu un peu moins d'une heure et demie pour venir à bout de ce texte qui est revenu dans le détail sur les différents points de droit soulevés d'un côté par les ayants droit de Norbert Zongo et de ses compagnons, de l'autre par l'Etat burkinabè.
Selon la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, « l'examen du dossier montre qu'il y a eu un certain nombre de carences dans le traitement de cette affaire par la justice nationale ».
Ces carences, quelles sont-elles ? D'abord, la durée de l'affaire. Un peu moins de huit ans entre les premières investigations et l'ordonnance de non-lieu d'août 2006. L'Etat burkinabè n'a pas su convaincre du fait que ce délai était raisonnable.
Aucun coupable identifié
Deuxième carence pointée par la Cour, les autorités n'ont pas cherché à poursuivre d'autres pistes d'investigation, notamment celles évoquées par la commission d'enquête indépendante en mai 1999.
Troisième carence : l'audition tardive des parties civiles. C'est huit années après les faits seulement qu'elles ont été entendues par le juge d'instruction. « La diligence aurait commandé une audition des parties civiles dès les premiers stades de l'enquête », note l'arrêt qui a été lu.
Quatrième carence pointée par la Cour : après l'ordonnance de non-lieu prononcée en faveur du principal inculpé en août 2006, les autorités burkinabè n'ont entrepris aucune autre investigation. Comme si l'affaire était close, alors qu'aucun coupable n'avait été retrouvé et jugé.
La Cour estime donc, après avoir relevé ces carences, que l'Etat burkinabè a violé les droits des requérants à ce que leur cause soit entendue par la justice nationale.
Elle ne se prononce pas encore sur les réparations éventuelles, mais laisse 30 jours supplémentaires aux deux parties pour lui soumettre leurs arguments sur la question.
La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples va prononcer ce vendredi 28 mars 2014, à 10 heures, … Voir Plus »