Débâcle socialiste aux municipales : Hollande et la malédiction africaine
Par Mohamed Mboyo Ey’ekula -Afrique Nouvelle
Les socialistes français se sont réveillés ce matin avec une gueule de bois qui risque de durer. Laminés par l’UMP et déguerpis dans certaines mairies au profit du Front National, ils doivent certainement se demander dans quel monde François Hollande les a conduits. 150 mairies qui virent au bleu, il y a de quoi se poser des questions. ..car il y a péril en la demeure!
Mais comment en est on arrivé là avec un président normal ? En France, c’est une question d’enjeux internes, c’est à cause d’une demande sociale non satifaite que l’on tentera de justifier l’affront. Mais, en ce qui concerne l’Afrique, la politique africaine de ‘’Papa hollande’’ cher aux maliens en serait la cause. Une politique faites de contradictions et de reniements.
En arrivant au pouvoir, François, le motocycliste le plus célèbre de France, avait d’emblée annoncé la fin de la France Afrique. Nous-nous rappelons encore ces propos : ‘’Nous allons établir avec l’Afrique un rapport de responsabilité, une relation d’égal à égal’’. Naturellement, les africains avaient jubilé de Rabat à Dakar en passant par Libreville.
Mais, le premier geste de François Hollande vis-à-vis de l’Afrique, son voyage en RD Congo où il ne s’est pas gêné de tomber dans les bras de ‘’Joseph Kabila’’, un sanguinaire et antidémocrate, et d’engager une idylle économique avec lui, avait fini par mettre à nu les effets d’une forfaiture électorale, d’une démagogie sans nom. Mais, le pire allait venir !
Après sa nuit de noces à Kinshasa, avec un vulgaire dictateur qui, du reste n’a pas raté l’occasion de rapetisser davantage le président ‘’normal’’ en se mettant en exergue, l’actuel locataire du palais de l’Elysée, n’a plus fait dans la dentelle. Tous muscles bandés, il a fait comprendre aux africains que les promesses ne comptaient que pour ceux qui y croyaient.
Se prenant pour Tarzan, il a mobilisé ses troupes pour aller faire la guerre au Mali, là où, les africains, dont il appelait à la responsabilité, n’avaient besoin que de logistique pour s’assumer. Il a feu le coup de feu pour s’attirer la sympathie de ses compatriotes et surtout pour monter au sondage. Mais, il avait oublié une chose : les français ne vivent que pour leur ventre et non des exploits lointains ;
Ayant pris le goût à la poudre qui tue, François hollande a décidé de mettre la Centrafrique sens dessus, sens dessous. Après avoir mis sur la sellette la Séléka, il a organisé une situation de chaos pour justifier une nouvelle présence militaire africaine en France au moment où la tendance était au désengagement. Mais, il était loin d’imaginer qu’en Afrique, qu’en on allume le feu, l’éteindre est une équation.
Du coup, il s’est vite embourbé dans une situation qui a davantage mis en mal l’image de la France. Plus que Sarkozy, il est aujourd’hui un va-t-en-guerre. Un président qui, pour trouver des solutions à la crise dans son pays, crée des situations explosives ailleurs. Les valeurs sur lesquelles la France repose la démocratie française, il n’en a cure !
Mais, l’Afrique étant connue pour être une malédiction pour les présidents français canailles, comme Giscard avec les diamants de Bokassa et Sarkozy avec les millions de Ghadafi, la chute sera terrible…François doit s y attendre. A moins qu’il fasse amande honorable vis-à-vis d’un continent dont il a méprisé les martyrs des dictateurs qu’il a conviés en masse l’année dernière à un sommet pour rien, la malédiction africaine le poursuivra comme son prédécesseur.
Au nom de ses pairs de l'Udps & Alliés ainsi que des partis politiques de l'opposition représentés à la Chambre Basse du Parlement, l'Honorable Samy Badibanga Ntita est monté au créneau, ce jeudi 27 mars 2014.
Objectif ? Fustiger l'absence de volonté politique et le non-respect des textes, deux obstacles majeurs qui, selon lui, empêchent l'émergence d'un Etat de droit en RD-Congo. Il en veut pour preuve, l'idée de la révision de la loi fondamentale qui se fraye du chemin et qui voudrait passer par le référendum populaire, en visant le mode de scrutin, le nombre, la durée et le caractère illimité des mandats du Président de la République. De la sorte, analyse-t-il, par la révision constitutionnelle de la Constitution, le mode de scrutin des Députés provinciaux passerait du scrutin direct au scrutin indirect (art 197). Et, par le changement de la Constitution via le référendum populaire, l'objectif serait d'élire le Président de la République au scrutin indirect, d'instaurer un septennat et d'établir un système des mandats illimités (art 220).
Pour l'élu de Mont-Amba, il appartient à la CENI d'adapter son travail à la Constitution et non l'inverse. C'est, dit-il, l'épreuve de compétence que doit relever l'équipe dirigeante de la Centrale électorale. Par ailleurs, insiste-t-il, c'est le refus d'une frange de politiques au pouvoir de tirer les conséquences de l'article 220 qui érige en dispositions intangibles les questions relatives au nombre et à la durée des mandats du Président de la République qui justifie les convulsions politiques actuelles, donnant ainsi en spectacle, la RDC aux yeux de l'opinion tant nationale qu'internationale. Et, à lui d'ajouter : "qu'à y regarder de près, au lieu de préparer l'alternance démocratique dans le respect des règles de l'art et de s'assurer d'une sortie honorable, le pouvoir en place fait de la résistance et voudrait expérimenter des formules périlleuses qui ont valeur d'usine à gaz".
Samy Badibanga, tirant ainsi la sonnette d'alarme, exhorte les forces vives de la nation à rester vigilantes et la communauté internationale qui joue pour sa crédibilité, de prendre la mesure de la gravité de la menace afin de ne laisser place à aucune velléité de violation du droit ou de fait de la Constitution de 2006, socle du consensus national chèrement acquis. Découvrez, ci-après, l'intégralité de la Déclaration du groupe parlementaire Udps et Alliés et des partis politiques de l'Opposition représentés à l'Assemblée nationale en rapport avec l'idée de la révision constitutionnelle.
Maroc Des migrants congolais dans les forêts marocaines
Au Maroc, des Congolais vivent dans des forêts dans un dénuement total, avec l'espoir de franchir les hauts grillages qui les séparent des enclaves espagnoles, portes d'entrées pour l'Europe tant espérée. Le plus souvent en vain.
Dans la forêt de Fnideqaux confins du Maroc près
de la frontière des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, des tentes
de fortune entre deux rangées de grands arbres, devant l’une d’elles,
une dame, son bébé dans le dos, s’active devant un foyer d’où monte une
fumée épaisse. A côté, assis sous un arbre mort, un groupe d’hommes de
20 et 25 ans, devisent bruyamment. ’’Nous sommes du Congo-Kinshasa et
nous sommes ici pour chercher les moyens de nous rendre en Europe’’, dit
l’un d'eux.
"Lorsque les migrants entrent dans la forêt, soutient Serge Nguemo,
membre du conseil des migrants, une organisation créée par des migrants
pour sensibiliser, eux-mêmes, sur leurs problèmes, c’est pour procéder à
des attaques." Dans le jargon des migrants, attaque signifie passage en
force du grillage tranchant de 7 mètres de hauteur qui sépare l’Espagne
du Maroc. Pour réussir une "attaque", les migrants opèrent en grand
nombre, plusieurs centaines. "C’est pour faire face aux gardes civils
espagnols ou aux soldats marocains qui nous empêchent d’entrer en
Espagne", explique Lino, un migrant congolais. Ils s’arment aussi de
toutes sortes d’outils pour y parvenir : pinces, scies ou encore des
gourdins pour se défendre. Mais, si certaines attaques aboutissent,
comme début septembre 2013 où plus de 150 migrants avaient réussi à
défoncer le grillage de Melilla, "elles sont aléatoires, une sur 10
réussit", affirme Reuben Odoï de Terre des Hommes.
La dernière en date, le 22 janvier, a réuni 800 migrants d'Afrique
sub-saharienne repoussés par les forces de sécurité marocaines averties
par les Espagnols qui surveillent la frontière à l'aide d'hélicoptères
et de caméras. Aucun migrant n'a pu passer.
Désillusions
De nombreux Congolais campent ainsi dans des forêts marocaines proches
de Tanger, Oujda et Nador, des villes. Selon des chiffres officieux,
quelques 3 500 congolais séjournent au Maroc. "Beaucoup sont des
dignitaires du régime de Mobutu qui sont réfugiés ici, des étudiants
mais aussi les victimes des passeurs de migrants", avance Franck Camara
de l’Organisation démocratique des travailleurs immigrés (ODTI),
syndicat des immigrés créés en 2012.
On y trouve aussi des Sénégalais, les plus nombreux, des Camerounais,
des Guinéens, des Ivoiriens, des Maliens…que les autorités marocaines
chiffrent entre 40 000 et 50 000. Avant, ils partaient dans des
embarcations des fortunes pour rejoindre les côtes espagnoles, mais
depuis l’activation en 2012 de Frontex, l'opération de sécurisation des
frontières européennes sur la Méditerranée, le seul espoir des candidats
à l’immigration est de rentrer par Ceuta et Mellila.
Mais le plus souvent la désillusion est au rendez-vous comme le
reconnait Lubaki, un autre Congolais : "Je suis restée plus de dix mois
dans la forêt, mais je n’ai pas réussi à pénétrer dans l’enclave
espagnole". "Pour entrer dans la forêt, révèle Pablo, un candidat
malheureux à l’immigration qui s’est cassé les deux jambes en tombant du
grillage de Mellila qu’il avait réussi à escalader fin septembre, il
faut prévoir des vivres". Mais très souvent, faute de moyens, la
majorité des migrants y entre sans provisions. Ils sont ainsi obligés de
vivre à l’état sauvage ou d'attendre des vivres apportés par des
organisations caritatives espagnoles qui régulièrement visitent les
migrants dans les forêts pour les soigner.
Misère et conflits armés
"Si nous tenons tant à aller en Europe, c’est parce que là-bas au moins
on peut changer de condition : avoir un travail et manger à sa faim",
clame Aimée, une Congolaise qui a vécu plusieurs mois dans la forêt de
Gourougourou non loin de Melilla. "Ils ne vivent pas dans la forêt parce
qu’ils le veulent, soutient Cheick Mohamed Sylla, membre d’une
organisation de défense des droits des migrants, mais par crainte des
tracasseries policières car ils sont généralement en situation
irrégulière au Maroc".
La majorité de ces Congolais justifie ce choix de l'immigration par la
misère. "Chez nous au Congo-Kinshasa, les gens vivotent. C’est difficile
de trouver un travail bien rémunéré et la vie y est dure", déplore
Romain, un adolescent qui a bravé tous les dangers pour venir au Maroc.
Lino, un ancien enseignant du secondaire est tout aussi défaitiste.
"Travaillant à Kinshasa, je ne gagnais que 20 $ par mois. Un salaire qui
ne me permettait pas de m’acheter un pantalon dans une boutique". Les
conflits sont aussi l’autre raison du désespoir de certains Congolais
"maquisards". "J’ai été violée en 2009 lorsque la ville de Rutshuru est
tombée aux mains des rebelles. Dégoutée, j’ai pris la route sans trop y
réfléchir", affirme Préciose, originaire du Nord-Kivu.
Malgré une vie de clandestins sans moyens et des espoirs régulièrement
déçus, ces Congolais ne veulent pas rentrer au pays, sans avoir forcé le
destin car "voir l’Europe ou mourir" est leur devise.
Mohamed Ey'ekula